Livret A, PEA, comptes à terme… Quels placements vont perdre gros en 2026 avec la hausse de la CSG

À partir de 2026, épargner pourrait coûter plus cher. Le gouvernement prévoit une hausse ciblée de la CSG sur certains placements pour soutenir le financement des EHPAD. Mais attention : tous les produits d’épargne ne sont pas concernés. Certains vont perdre gros, d’autres resteront intouchés. Voici ce que vous devez savoir pour adapter votre stratégie avant qu’il ne soit trop tard.

Ce qui change avec la CSG en 2026

Dès 2026, le taux de la Contribution Sociale Généralisée (CSG) sur plusieurs revenus du capital va passer de 9,2 % à 10,6 %. Cette hausse entre dans le cadre du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Elle vise à créer une contribution financière pour l’autonomie (CFA) afin de financer les besoins croissants liés au vieillissement de la population, notamment en EHPAD.

Cela ne concerne pas tous les placements. L’objectif est clair : épargner les produits populaires tout en taxant davantage les solutions financières jugées plus sophistiquées ou plus rémunératrices.

Les placements qui seront plus taxés

La CSG augmentée s’appliquera uniquement à certains produits. Voici les placements les plus touchés :

  • Les comptes à terme : souvent choisis pour garder des fonds bloqués, leurs intérêts subiront la nouvelle CSG.
  • Les livrets bancaires ordinaires : très utilisés mais non réglementés, ils seront directement concernés.
  • Les comptes courants rémunérés : rares mais existants, leurs intérêts seront aussi impactés.
  • Les comptes-titres : tous les dividendes, plus-values et autres gains seront visés par la hausse.
  • Les plans d’épargne en actions (PEA) : même avec leur fiscalité avantageuse, ils seront touchés.
  • L’épargne salariale : comme les Plans d’Épargne Entreprise (PEE), les gains seront désormais plus taxés.
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Si vous êtes soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU ou flat tax), vous paierez désormais jusqu’à 28,4 % au total (12,8 % d’impôt sur le revenu + 15,6 % de prélèvements sociaux, dont la nouvelle CSG).

Les placements qui échappent à la hausse

Bonne nouvelle pour les épargnants prudents : certains produits restent à l’abri. Voici les placements qui conservent leur fiscalité actuelle :

  • L’assurance vie : quel que soit le contrat ou sa durée, elle reste épargnée.
  • Le Plan d’Épargne Logement (PEL) : y compris les primes d’État, rien ne change.
  • Le Plan d’Épargne Populaire (PEP) : également protégé de la hausse.
  • Les revenus fonciers : loyers issus de locations nues ou meublées ne subissent pas de hausse.
  • Les plus-values immobilières : la vente de biens immobiliers reste exclue du nouveau taux.
  • Les livrets réglementés : Livret A, LDDS, LEP… Ces supports gardent leur fiscalité avantageuse, voire une exonération totale dans certains cas.

Ce choix politique vise à protéger l’épargne populaire, souvent détenue par les ménages les plus modestes. Le message est clair : ceux qui prennent plus de risques ou cherchent davantage de rendement contribueront davantage à l’effort collectif.

Pourquoi cette évolution est importante ?

Cette réforme n’est pas anodine. Elle marque un tournant dans la manière dont la France finance les défis du vieillissement. Face à une forte pression sur le secteur médico-social, l’État cherche des recettes sans pénaliser les foyers les plus fragiles.

Les épargnants doivent donc réévaluer leur stratégie patrimoniale. Un placement rentable aujourd’hui pourrait devenir moins attractif demain. À l’inverse, des supports comme le Livret A ou l’assurance vie gagnent en intérêt relatif grâce à leur stabilité fiscale.

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Faut-il modifier votre épargne avant 2026 ?

Tout dépend de votre profil et de vos objectifs. Si vous détenez principalement des comptes à terme, PEA ou livrets non réglementés, il peut être judicieux de vous tourner vers des solutions plus protectrices avant l’entrée en vigueur de la réforme.

Pensez à diversifier vos avoirs pour limiter l’impact de cette hausse. Par exemple, un arbitrage partiel vers un contrat d’assurance vie ou un PEL peut vous permettre de mieux sécuriser vos gains futurs.

En résumé

À compter de 2026, la CSG passe à 10,6 % sur certains revenus du capital. Voici ce qu’il faut retenir :

  • Placements touchés : comptes à terme, livrets bancaires, comptes-titres, PEA, épargne salariale.
  • Placements épargnés : assurance vie, Livret A, PEL, PEP, revenus fonciers, plus-values immobilières.
  • Objectif : financer les EHPAD et répondre au défi de la dépendance.
  • Conséquence : revoir sa stratégie d’épargne devient essentiel pour optimiser sa fiscalité.

Il n’est jamais trop tôt pour anticiper. Pour préserver votre épargne, une bonne information aujourd’hui vous évite une mauvaise surprise demain.

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Lucie P.
Lucie P.

Passionnée de gastronomie, Lucie P. explore la riche culture culinaire de Quimper. Elle partage ses astuces de cuisine, ses recettes et ses découvertes gastronomiques.