Vous avez peut-être entendu parler de la hausse à venir des pensions de retraite. Une bonne nouvelle ? Pas totalement. Car derrière cette augmentation se cache une autre réalité : une possible forte hausse de la CSG sur votre pension dès février 2026. Et cela pourrait bien faire plus de mal que de bien à votre pouvoir d’achat.

CSG 2026 : ce que vous devez savoir

En 2026, les seuils de revenus qui déterminent le taux de CSG sur les retraites vont légèrement augmenter. Le souci ? Trop peu, comparé à l’évolution réelle des pensions et du coût de la vie.

Voici les nouveaux seuils de revenus fiscaux de référence (RFR) qui décideront de votre taux de CSG :

Problème majeur : ces seuils n’augmentent que de 1,8 %, alors que les pensions, elles, ont été revalorisées de 5,3 % en 2024. Résultat ? Beaucoup de foyers risquent de changer de tranche… et donc de payer plus de prélèvements sociaux, sans véritable hausse du revenu net.

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Comment fonctionne la CSG sur votre retraite

La CSG (Contribution sociale généralisée) prélevée sur votre pension dépend de votre RFR, mais aussi de vos parts fiscales. Selon votre niveau de revenu, vous pouvez :

Et ce n’est pas tout. En incluant les autres contributions sociales comme la CRDS et la CASA, le taux global de prélèvement peut atteindre jusqu’à 9,1 %.

Pourquoi plus de pension peut signifier… moins de revenu net

Geneviève, une retraitée à Nantes, résume bien le sentiment de nombreux retraités : « Je ne comprends pas comment je peux finir avec moins alors que la retraite a augmenté ! »

Et elle n’a pas tort. Un gain brut de 5,3 % peut effectivement faire franchir un seuil fiscal. Vous passez alors d’un taux de CSG bas à un taux plus élevé. Une bascule qui, au final, peut réduire votre pension nette.

Le dispositif de « lissage » : un amortisseur limité

Heureusement, il existe une mesure de « lissage ». Elle évite qu’un retraité ne subisse immédiatement une hausse de CSG s’il franchit un seuil fiscal pour la première fois. Pour que le nouveau taux s’applique, il faut dépasser ce seuil deux années de suite.

Mais soyons clairs : c’est une protection temporaire. Elle ne compense pas l’effet cumulatif entre inflation, hausse des retraites et gel relatif des seuils.

Ce que dénoncent les syndicats

La CFDT Retraités s’inquiète d’une forme d’injustice sociale. Selon eux, de nombreux ménages modestes vont voir leur CSG grimper uniquement parce que les seuils ne suivent pas vraiment l’évolution des pensions ni de l’inflation.

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Ils appellent à une revalorisation bien plus forte des seuils, pour que l’augmentation de pension ne se transforme pas en… augmentation d’impôt déguisée.

Comment se préparer à l’échéance de 2026

Pour éviter les mauvaises surprises dès février ou mars 2026, il est essentiel de prendre les devants dès maintenant.

La retraite de base subira les nouveaux prélèvements dès février 2026, et la complémentaire à partir de mars 2026. Mieux vaut donc vérifier dès aujourd’hui si vous êtes proche d’une limite.

Vers une baisse réelle du pouvoir d’achat ?

Cette réforme provoquera un effet paradoxal mais bien réel : certaines pensions revalorisées pourraient, en net, rapporter moins qu’avant. Un comble pour celles et ceux qui pensaient enfin respirer un peu…

Informer, simuler et comparer sont vos meilleurs leviers pour ne pas subir cette transformation fiscale sans réagir. Même si la marge de manœuvre est limitée, une anticipation permet au moins d’éviter de tomber des nues au moment du versement.

Pour finir, pensez à partager cet article autour de vous : chaque famille ou parent retraité peut être concerné. Et plus l’information circule, plus nous pourrons peser, ensemble, sur les choix politiques de demain.

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