Un changement important se prépare pour des millions de salariés : à partir de 2026, les règles concernant les indemnités d’arrêt maladie pourraient être moins avantageuses. Ce projet, porté par le gouvernement, vise à faire des économies sur les dépenses publiques. Mais que risquez-vous de perdre exactement ? Et comment vous y préparer ? Voici ce qu’il faut savoir.
Des indemnités revues à la baisse dès 2026
Dès janvier 2026, les jours d’indemnisation pris en charge par l’Assurance maladie devraient faire l’objet de nouvelles restrictions. L’objectif ? Réduire les coûts liés aux arrêts de travail, qui représentent plusieurs milliards d’euros chaque année pour la Sécurité sociale.
Ce projet s’inscrit dans un contexte budgétaire tendu, où l’État cherche à resserrer les dépenses publiques tout en préservant l’équilibre du système de santé.
Quelles seront les nouvelles règles ?
Le gouvernement envisage plusieurs pistes, dont voici les plus probables :
- Allongement du délai de carence : aujourd’hui, ce délai est de 3 jours avant de pouvoir toucher les indemnités journalières. Il pourrait passer à 4 voire 5 jours.
- Durée indemnisée réduite : pour certains types d’arrêts jugés « confort », la période maximale d’indemnisation pourrait être revue à la baisse.
- Renforcement des contrôles : plus de vérifications seront faites pour éviter les abus ou les arrêts de complaisance.
En résumé, il sera plus difficile de bénéficier d’un congé maladie long sans justification solide.
Pourquoi ces changements maintenant ?
Le nombre d’arrêts maladie a explosé ces dernières années. En 2023, la Sécurité sociale a déboursé plus de 15 milliards d’euros en indemnités journalières. Pour le gouvernement, c’est devenu une source d’inquiétude.
L’exécutif considère que ces dépenses ne sont pas toujours justifiées et souhaite lutter contre les arrêts abusifs, tout en responsabilisant les employeurs et les salariés.
Qui sera concerné par la réforme ?
La mesure s’appliquera à tous les actifs du secteur privé : salariés en CDI, CDD, intérimaires, etc. Pour les fonctionnaires, d’autres dispositifs sont à l’étude, mais rien n’est encore définitivement décidé.
Certaines professions très touchées par les arrêts, notamment dans le BTP, la santé ou les services, pourraient constater un impact plus fort.
Les assurances complémentaires en première ligne
Avec cette baisse de prise en charge, les salariés devront peut-être compter davantage sur leurs contrats de prévoyance ou leurs complémentaires santé. Ces dernières pourraient pallier les pertes de revenus en cas de maladie prolongée.
Vérifiez donc si votre complémentaire couvre suffisamment vos éventuels arrêts maladie, surtout si vous avez un métier physiquement exigeant ou un risque accru de blessure.
Ce que vous pouvez faire dès maintenant
En attendant 2026, plusieurs actions sont possibles pour anticiper :
- Réviser votre contrat de prévoyance pour connaître vos droits exacts.
- Discuter avec votre employeur des éventuels dispositifs existants dans votre entreprise.
- Adopter de bonnes pratiques de santé pour limiter les arrêts liés au stress ou à l’épuisement professionnel.
Rien n’est encore voté de façon définitive, mais mieux vaut se préparer.
Vers une réforme plus large du système de santé ?
Cette modification des arrêts maladie pourrait n’être que la première étape d’une réforme plus globale. D’autres sujets sont déjà en discussion, comme la rémunération des médecins, le financement des hôpitaux ou encore le rôle des assurances privées.
Il est donc probable que d’autres changements suivent dans les prochaines années, tant le budget de la santé est sous pression.
Ce qu’il faut retenir
À partir de 2026, les droits aux arrêts maladie risquent d’être revus à la baisse, avec un allongement du délai de carence et un contrôle plus strict. Cette mesure, motivée par la nécessité de faire des économies, aura un impact direct sur les salariés du secteur privé.
Pour limiter les effets de cette réforme, il est essentiel de vérifier sa couverture santé et d’en parler avec son employeur dès maintenant.




